Français CM1 Découvrir des héroïnes, des héros
Comprendre ce qui fait un héros ou une héroïne : exercices CM1
2 séries de questions de français à jouer tout de suite, sans compte ni inscription. Chaque réponse est corrigée et expliquée.
Démarrer la série 1Série d’essai
Série 1 : 5 questions
Trente secondes par question, et la correction expliquée tout de suite.
Voir les 5 questions de la série 1 et leurs corrections
Finette Cendron
Je sais bien, dit Merluche, pourquoi vous venez ici. Vous avez écouté le roi et la reine qui veulent vous mener perdre, et vous voulez éviter ce malheur. Tenez, vous n’avez qu’à prendre ce peloton, le fil n’en rompra jamais. Vous attacherez le bout à la porte de votre maison, et vous le tiendrez à votre main. Quand la reine vous aura laissée, il vous sera aisé de revenir en suivant le fil. […] Quand la reine crut que ses filles ne pourraient plus retrouver le chemin, elle entra dans un grand bois, et leur dit : Mes petites brebis, dormez ; je serai comme la bergère qui veille autour de son troupeau, crainte que le loup ne le mange. Elles se couchèrent sur l’herbe, et s’endormirent. La reine les quitta, croyant ne les revoir jamais. Finette fermait les yeux, et ne dormait pas. Si j’étais une méchante fille, disait-elle, je m’en irais tout à l’heure, et je laisserais mourir mes sœurs ici, car elles me battent et m’égratignent jusqu’au sang ; malgré toutes leurs malices, je ne les veux pas abandonner. […] Et, se levant, elle suivit son fil, et les princesses aussi ; de sorte qu’elles arrivèrent presque aussitôt que la reine.
Madame d’Aulnoy, « Finette Cendron », Les Contes choisis, éd. Belin-Leprieur et Morizot, 1847 Que donne la fée Merluche à Finette pour l’aider ?
- Une carte de toute la forêt
- Un sac rempli de cailloux blancs
- Un peloton de fil qui ne casse jamais
- Une baguette magique en bois
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Réponse : Un peloton de fil qui ne casse jamais
La fée lui dit : « vous n’avez qu’à prendre ce peloton, le fil n’en rompra jamais ». En suivant le fil, Finette retrouvera sa maison.
Mrs. Aouda était sauve. Phileas Fogg, qui ne s’était pas épargné, n’avait pas une égratignure. Fix était blessé au bras, blessure sans importance. Mais Passepartout manquait, et des larmes coulaient des yeux de la jeune femme. […] Mr. Fogg, les bras croisés, restait immobile. Il avait une grave décision à prendre. Mrs. Aouda, près de lui, le regardait sans prononcer une parole… Il comprit ce regard. […] « Je le retrouverai mort ou vivant, dit-il simplement à Mrs. Aouda. — Ah ! monsieur… monsieur Fogg ! s’écria la jeune femme, en saisissant les mains de son compagnon qu’elle couvrit de larmes. — Vivant ! ajouta Mr. Fogg, si nous ne perdons pas une minute ! » Par cette résolution, Phileas Fogg se sacrifiait tout entier. Il venait de prononcer sa ruine. Un seul jour de retard lui faisait manquer le paquebot à New-York. Son pari était irrévocablement perdu. Mais devant cette pensée : « C’est mon devoir ! » il n’avait pas hésité.
Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, chapitre XXX, éd. Hetzel, 1873 Que risque de perdre Phileas Fogg en prenant cette décision ?
- Sa place dans le train pour New-York
- L’amitié de Mrs. Aouda et de Fix
- Son pari, car il manquera son bateau
- Sa maison et tous ses biens
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Réponse : Son pari, car il manquera son bateau
Le texte l’explique : « Un seul jour de retard lui faisait manquer le paquebot à New-York. Son pari était irrévocablement perdu. » Il le sait, et il y va quand même.
Le Petit Poucet
Il se leva de bon matin, et alla au bord d’un ruisseau, où il remplit ses poches de petits cailloux blancs, et ensuite revint à la maison. On partit, et le Petit Poucet ne découvrit rien de ce qu’il savait à ses frères. […] Le père et la mère, les voyant occupés à travailler, s’éloignèrent d’eux insensiblement et puis s’enfuirent tout à coup, par un petit sentier détourné. Lorsque ces enfants se virent seuls, ils se mirent à crier et à pleurer de toute leur force. Le Petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où ils reviendraient à la maison ; car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches. Il leur dit donc : Ne craignez point, mes frères ; mon père et ma mère nous ont laissés ici, mais je vous ramènerai bien au logis ; suivez-moi seulement. Ils le suivirent, et il les mena jusqu’à leur maison par le même chemin qu’ils étaient venus dans la forêt.
Charles Perrault, « Le Petit Poucet » (1697), Contes des fées, éd. Beauchemin et Valois, 1886 Pourquoi le Petit Poucet remplit-il ses poches de cailloux blancs ?
- Pour les offrir à ses frères.
- Pour se défendre contre les loups.
- Pour marquer le chemin du retour.
- Pour jouer dans la forêt.
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Réponse : Pour marquer le chemin du retour.
En marchant, il a « laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs » : il n’a plus qu’à les suivre pour retrouver la maison.
La Belle et la Bête
À ce récit, ses deux aînées jetèrent de grands cris et dirent des injures à la Belle, qui ne pleurait point. « Voyez ce que produit l’orgueil de cette petite créature ! disaient-elles. […] Elle va causer la mort de notre père, et elle ne pleure pas ! — Cela serait fort inutile, reprit la Belle. Pourquoi pleurerais-je la mort de mon père ? Il ne périra point. Puisque le monstre veut bien accepter une de ses filles, je veux me livrer à toute sa furie, et je me trouve fort heureuse, puisqu’en mourant j’aurai la joie de sauver mon père et de lui prouver ma tendresse. […] — Je vous assure, mon père, lui dit la Belle, que vous n’irez pas à ce palais sans moi ; vous ne pouvez m’empêcher de vous suivre. Quoique je sois jeune, je ne suis pas fort attachée à la vie, et j’aime mieux être dévorée par ce monstre, que de mourir du chagrin que me donnerait votre perte. »
Madame Leprince de Beaumont, « La Belle et la Bête », Le Monde enchanté, éd. Firmin-Didot, 1883 Que décide la Belle ?
- D’envoyer ses sœurs chez le monstre
- De demander à ses frères de tuer le monstre
- D’aller chez le monstre à la place de son père
- De s’enfuir loin de la maison
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Réponse : D’aller chez le monstre à la place de son père
La Belle dit : « Puisque le monstre veut bien accepter une de ses filles, je veux me livrer à toute sa furie ». Elle ira à la place de son père.
Finette Cendron
Je sais bien, dit Merluche, pourquoi vous venez ici. Vous avez écouté le roi et la reine qui veulent vous mener perdre, et vous voulez éviter ce malheur. Tenez, vous n’avez qu’à prendre ce peloton, le fil n’en rompra jamais. Vous attacherez le bout à la porte de votre maison, et vous le tiendrez à votre main. Quand la reine vous aura laissée, il vous sera aisé de revenir en suivant le fil. […] Quand la reine crut que ses filles ne pourraient plus retrouver le chemin, elle entra dans un grand bois, et leur dit : Mes petites brebis, dormez ; je serai comme la bergère qui veille autour de son troupeau, crainte que le loup ne le mange. Elles se couchèrent sur l’herbe, et s’endormirent. La reine les quitta, croyant ne les revoir jamais. Finette fermait les yeux, et ne dormait pas. Si j’étais une méchante fille, disait-elle, je m’en irais tout à l’heure, et je laisserais mourir mes sœurs ici, car elles me battent et m’égratignent jusqu’au sang ; malgré toutes leurs malices, je ne les veux pas abandonner. […] Et, se levant, elle suivit son fil, et les princesses aussi ; de sorte qu’elles arrivèrent presque aussitôt que la reine.
Madame d’Aulnoy, « Finette Cendron », Les Contes choisis, éd. Belin-Leprieur et Morizot, 1847 Pourquoi Finette ne dort-elle pas quand ses sœurs s’endorment ?
- Parce que l’herbe du bois est trop mouillée.
- Parce qu’elle n’est pas fatiguée après le voyage.
- Parce qu’elle sait que la reine va les abandonner.
- Parce qu’elle a peur du loup dont parle la reine.
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Réponse : Parce qu’elle sait que la reine va les abandonner.
La fée l’a prévenue : la reine veut « mener perdre » ses filles. Finette fait donc semblant : elle « fermait les yeux, et ne dormait pas ».
Série d’essai
Série 2 : 5 questions
Trente secondes par question, et la correction expliquée tout de suite.
Voir les 5 questions de la série 2 et leurs corrections
La Belle et la Bête
À ce récit, ses deux aînées jetèrent de grands cris et dirent des injures à la Belle, qui ne pleurait point. « Voyez ce que produit l’orgueil de cette petite créature ! disaient-elles. […] Elle va causer la mort de notre père, et elle ne pleure pas ! — Cela serait fort inutile, reprit la Belle. Pourquoi pleurerais-je la mort de mon père ? Il ne périra point. Puisque le monstre veut bien accepter une de ses filles, je veux me livrer à toute sa furie, et je me trouve fort heureuse, puisqu’en mourant j’aurai la joie de sauver mon père et de lui prouver ma tendresse. […] — Je vous assure, mon père, lui dit la Belle, que vous n’irez pas à ce palais sans moi ; vous ne pouvez m’empêcher de vous suivre. Quoique je sois jeune, je ne suis pas fort attachée à la vie, et j’aime mieux être dévorée par ce monstre, que de mourir du chagrin que me donnerait votre perte. »
Madame Leprince de Beaumont, « La Belle et la Bête », Le Monde enchanté, éd. Firmin-Didot, 1883 Pour quelle raison la Belle agit-elle ainsi ?
- Pour se venger de ses sœurs
- Par amour pour son père
- Pour devenir riche
- Pour rencontrer un prince
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Réponse : Par amour pour son père
Elle le dit : « en mourant j’aurai la joie de sauver mon père et de lui prouver ma tendresse ». C’est l’amour qu’elle lui porte qui la pousse à se sacrifier.
Le Petit Poucet
Il se leva de bon matin, et alla au bord d’un ruisseau, où il remplit ses poches de petits cailloux blancs, et ensuite revint à la maison. On partit, et le Petit Poucet ne découvrit rien de ce qu’il savait à ses frères. […] Le père et la mère, les voyant occupés à travailler, s’éloignèrent d’eux insensiblement et puis s’enfuirent tout à coup, par un petit sentier détourné. Lorsque ces enfants se virent seuls, ils se mirent à crier et à pleurer de toute leur force. Le Petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où ils reviendraient à la maison ; car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches. Il leur dit donc : Ne craignez point, mes frères ; mon père et ma mère nous ont laissés ici, mais je vous ramènerai bien au logis ; suivez-moi seulement. Ils le suivirent, et il les mena jusqu’à leur maison par le même chemin qu’ils étaient venus dans la forêt.
Charles Perrault, « Le Petit Poucet » (1697), Contes des fées, éd. Beauchemin et Valois, 1886 Quelle qualité le Petit Poucet montre-t-il surtout dans ce passage ?
- Il est le plus rapide à la course.
- Il est le plus fort de ses six frères.
- Il est le plus bavard de la famille.
- Il est prévoyant : il a tout préparé.
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Réponse : Il est prévoyant : il a tout préparé.
Le Petit Poucet a ramassé les cailloux dès le matin, avant de partir. Son arme, c’est d’avoir réfléchi à l’avance : il est prévoyant et malin.
La Belle et la Bête
À ce récit, ses deux aînées jetèrent de grands cris et dirent des injures à la Belle, qui ne pleurait point. « Voyez ce que produit l’orgueil de cette petite créature ! disaient-elles. […] Elle va causer la mort de notre père, et elle ne pleure pas ! — Cela serait fort inutile, reprit la Belle. Pourquoi pleurerais-je la mort de mon père ? Il ne périra point. Puisque le monstre veut bien accepter une de ses filles, je veux me livrer à toute sa furie, et je me trouve fort heureuse, puisqu’en mourant j’aurai la joie de sauver mon père et de lui prouver ma tendresse. […] — Je vous assure, mon père, lui dit la Belle, que vous n’irez pas à ce palais sans moi ; vous ne pouvez m’empêcher de vous suivre. Quoique je sois jeune, je ne suis pas fort attachée à la vie, et j’aime mieux être dévorée par ce monstre, que de mourir du chagrin que me donnerait votre perte. »
Madame Leprince de Beaumont, « La Belle et la Bête », Le Monde enchanté, éd. Firmin-Didot, 1883 Pourquoi la Belle ne pleure-t-elle pas ?
- Parce qu’elle ne croit pas à l’histoire du monstre.
- Parce qu’elle n’aime pas son père.
- Parce qu’elle est trop jeune pour comprendre.
- Parce qu’elle a décidé de sauver son père, qui ne mourra donc pas.
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Réponse : Parce qu’elle a décidé de sauver son père, qui ne mourra donc pas.
Elle le dit : « Pourquoi pleurerais-je la mort de mon père ? Il ne périra point. » Elle ne pleure pas parce qu’elle a déjà choisi d’agir.
Finette Cendron
Je sais bien, dit Merluche, pourquoi vous venez ici. Vous avez écouté le roi et la reine qui veulent vous mener perdre, et vous voulez éviter ce malheur. Tenez, vous n’avez qu’à prendre ce peloton, le fil n’en rompra jamais. Vous attacherez le bout à la porte de votre maison, et vous le tiendrez à votre main. Quand la reine vous aura laissée, il vous sera aisé de revenir en suivant le fil. […] Quand la reine crut que ses filles ne pourraient plus retrouver le chemin, elle entra dans un grand bois, et leur dit : Mes petites brebis, dormez ; je serai comme la bergère qui veille autour de son troupeau, crainte que le loup ne le mange. Elles se couchèrent sur l’herbe, et s’endormirent. La reine les quitta, croyant ne les revoir jamais. Finette fermait les yeux, et ne dormait pas. Si j’étais une méchante fille, disait-elle, je m’en irais tout à l’heure, et je laisserais mourir mes sœurs ici, car elles me battent et m’égratignent jusqu’au sang ; malgré toutes leurs malices, je ne les veux pas abandonner. […] Et, se levant, elle suivit son fil, et les princesses aussi ; de sorte qu’elles arrivèrent presque aussitôt que la reine.
Madame d’Aulnoy, « Finette Cendron », Les Contes choisis, éd. Belin-Leprieur et Morizot, 1847 Ses sœurs la battent, et pourtant Finette décide de ne pas les abandonner. Que montre ce choix ?
- Qu’elle ne connaît pas le chemin du retour.
- Qu’elle veut être punie par la reine et le roi.
- Qu’elle a peur de rentrer seule à la maison.
- Qu’elle est généreuse, même avec celles qui la battent.
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Réponse : Qu’elle est généreuse, même avec celles qui la battent.
Finette dit : « malgré toutes leurs malices, je ne les veux pas abandonner ». Elle pourrait partir seule, mais elle choisit de sauver ses sœurs : c’est de la générosité.
Mrs. Aouda était sauve. Phileas Fogg, qui ne s’était pas épargné, n’avait pas une égratignure. Fix était blessé au bras, blessure sans importance. Mais Passepartout manquait, et des larmes coulaient des yeux de la jeune femme. […] Mr. Fogg, les bras croisés, restait immobile. Il avait une grave décision à prendre. Mrs. Aouda, près de lui, le regardait sans prononcer une parole… Il comprit ce regard. […] « Je le retrouverai mort ou vivant, dit-il simplement à Mrs. Aouda. — Ah ! monsieur… monsieur Fogg ! s’écria la jeune femme, en saisissant les mains de son compagnon qu’elle couvrit de larmes. — Vivant ! ajouta Mr. Fogg, si nous ne perdons pas une minute ! » Par cette résolution, Phileas Fogg se sacrifiait tout entier. Il venait de prononcer sa ruine. Un seul jour de retard lui faisait manquer le paquebot à New-York. Son pari était irrévocablement perdu. Mais devant cette pensée : « C’est mon devoir ! » il n’avait pas hésité.
Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, chapitre XXX, éd. Hetzel, 1873 Qu’est-ce qui fait de Phileas Fogg un héros dans ce passage ?
- Il gagne son pari au dernier moment.
- Il est le plus riche de tous les voyageurs du train.
- Il fait passer la vie d’un autre avant son intérêt.
- Il n’a pas une seule égratignure.
Voir la correction
Réponse : Il fait passer la vie d’un autre avant son intérêt.
Devant cette pensée : « C’est mon devoir ! », il n’hésite pas. Il accepte de tout perdre pour sauver Passepartout : c’est ce sacrifice qui en fait un héros.
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