Français CM1 Comprendre et interroger la morale
Comprendre la morale d’une fable : exercices CM1
2 séries de questions de français à jouer tout de suite, sans compte ni inscription. Chaque réponse est corrigée et expliquée.
Démarrer la série 1Série d’essai
Série 1 : 5 questions
Trente secondes par question, et la correction expliquée tout de suite.
Voir les 5 questions de la série 1 et leurs corrections
Le Corbeau et le Renard
Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître renard, par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Hé ! bonjour, monsieur du corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. À ces mots le corbeau ne se sent pas de joie ; Et, pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le renard s’en saisit, et dit : Mon bon monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. Le corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », Fables, livre I (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Pourquoi le renard dit-il au corbeau qu’il est joli et beau ?
- Pour lui faire lâcher son fromage
- Parce qu’il l’admire vraiment
- Pour devenir son ami
- Parce qu’il a peur de lui
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Réponse : Pour lui faire lâcher son fromage
Le renard est « par l’odeur alléché » : il veut le fromage. Ses compliments sont une ruse pour que le corbeau ouvre le bec.
Le Lièvre et la Tortue
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point : Le lièvre et la tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Sitôt que moi ce but. Sitôt ! êtes-vous sage ? Repartit l’animal léger : Ma commère, il vous faut purger Avec quatre grains d’ellébore. — Sage ou non, je parie encore. […] Elle part, elle s’évertue ; Elle se hâte avec lenteur. Lui cependant méprise une telle victoire, Tient la gageure à peu de gloire, Croit qu’il y va de son honneur De partir tard. Il broute, il se repose ; Il s’amuse à toute autre chose Qu’à la gageure. À la fin, quand il vit Que l’autre touchait presque au bout de la carrière, Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit Furent vains : la tortue arriva la première. Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? De quoi vous sert votre vitesse ? Moi l’emporter ! et que serait-ce Si vous portiez une maison ?
Jean de La Fontaine, « Le Lièvre et la Tortue », Fables, livre VI (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Dans cette fable, le lièvre arrive le premier.
Vrai ou faux ?
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Réponse : Faux
Faux. La fable dit : « les élans qu’il fit furent vains : la tortue arriva la première ».
Le Corbeau et le Renard
Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître renard, par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Hé ! bonjour, monsieur du corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. À ces mots le corbeau ne se sent pas de joie ; Et, pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le renard s’en saisit, et dit : Mon bon monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. Le corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », Fables, livre I (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Pourquoi le corbeau ouvre-t-il son bec ?
- Pour appeler à l’aide
- Pour manger son fromage tranquillement
- Pour montrer sa belle voix
- Pour répondre au renard
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Réponse : Pour montrer sa belle voix
La fable dit : « Et, pour montrer sa belle voix, il ouvre un large bec ». Flatté, le corbeau veut prouver qu’il chante bien, et le fromage tombe.
Le Lion et le Rat
Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi. De cette vérité deux fables feront foi ; Tant la chose en preuves abonde. Entre les pattes d’un lion Un rat sortit de terre assez à l’étourdie. Le roi des animaux, en cette occasion, Montra ce qu’il était, et lui donna la vie. Ce bienfait ne fut pas perdu. Quelqu’un aurait-il jamais cru Qu’un lion d’un rat eût affaire ? Cependant il advint qu’au sortir des forêts Ce lion fut pris dans des rets, Dont ses rugissements ne le purent défaire. Sire rat accourut, et fit tant par ses dents Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage. Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.
Jean de La Fontaine, « Le Lion et le Rat », Fables, livre II (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Que fait le lion quand le rat sort de terre entre ses pattes ?
- Il le dévore.
- Il le chasse en rugissant.
- Il l’enferme dans un filet.
- Il lui laisse la vie.
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Réponse : Il lui laisse la vie.
La fable dit que le roi des animaux « lui donna la vie » : il aurait pu l’écraser, mais il l’a épargné.
Le Renard et la Cigogne
Compère le renard se mit un jour en frais, Et retint à dîner commère la cigogne. Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts : Le galant, pour toute besogne, Avait un brouet clair ; il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette : La cigogne au long bec n’en put attraper miette ; Et le drôle eut lapé le tout en un moment. Pour se venger de cette tromperie, À quelque temps de là la cigogne le prie. […] On servit, pour l’embarrasser, En un vase à long col et d’étroite embouchure. Le bec de la cigogne y pouvait bien passer ; Mais le museau du sire était d’autre mesure. Il lui fallut à jeun retourner au logis, Honteux comme un renard qu’une poule aurait pris, Serrant la queue, et portant bas l’oreille. Trompeurs, c’est pour vous que j’écris : Attendez-vous à la pareille.
Jean de La Fontaine, « Le Renard et la Cigogne », Fables, livre I (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Quelle leçon donnent les deux derniers vers ?
- Il faut toujours manger dans une assiette.
- Il ne faut jamais inviter ses voisins.
- Les cigognes sont plus intelligentes que les renards.
- Celui qui trompe les autres risque d’être trompé à son tour.
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Réponse : Celui qui trompe les autres risque d’être trompé à son tour.
« Trompeurs, c’est pour vous que j’écris : attendez-vous à la pareille. » La pareille, c’est la même chose en retour : le renard subit le tour qu’il avait joué.
Série d’essai
Série 2 : 5 questions
Trente secondes par question, et la correction expliquée tout de suite.
Voir les 5 questions de la série 2 et leurs corrections
Le Lièvre et la Tortue
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point : Le lièvre et la tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Sitôt que moi ce but. Sitôt ! êtes-vous sage ? Repartit l’animal léger : Ma commère, il vous faut purger Avec quatre grains d’ellébore. — Sage ou non, je parie encore. […] Elle part, elle s’évertue ; Elle se hâte avec lenteur. Lui cependant méprise une telle victoire, Tient la gageure à peu de gloire, Croit qu’il y va de son honneur De partir tard. Il broute, il se repose ; Il s’amuse à toute autre chose Qu’à la gageure. À la fin, quand il vit Que l’autre touchait presque au bout de la carrière, Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit Furent vains : la tortue arriva la première. Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? De quoi vous sert votre vitesse ? Moi l’emporter ! et que serait-ce Si vous portiez une maison ?
Jean de La Fontaine, « Le Lièvre et la Tortue », Fables, livre VI (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Pourquoi le lièvre ne part-il pas tout de suite ?
- Parce qu’il veut laisser gagner la tortue.
- Parce qu’il est sûr de gagner sans effort.
- Parce qu’il est blessé à une patte.
- Parce qu’il n’a pas compris les règles.
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Réponse : Parce qu’il est sûr de gagner sans effort.
Le lièvre « méprise une telle victoire » : pour lui, battre une tortue est trop facile. Alors « il broute, il se repose », et il part trop tard.
Le Lion et le Rat
Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi. De cette vérité deux fables feront foi ; Tant la chose en preuves abonde. Entre les pattes d’un lion Un rat sortit de terre assez à l’étourdie. Le roi des animaux, en cette occasion, Montra ce qu’il était, et lui donna la vie. Ce bienfait ne fut pas perdu. Quelqu’un aurait-il jamais cru Qu’un lion d’un rat eût affaire ? Cependant il advint qu’au sortir des forêts Ce lion fut pris dans des rets, Dont ses rugissements ne le purent défaire. Sire rat accourut, et fit tant par ses dents Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage. Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.
Jean de La Fontaine, « Le Lion et le Rat », Fables, livre II (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Que veut dire le vers « On a souvent besoin d’un plus petit que soi » ?
- Les grands n’ont jamais besoin de personne.
- Même les plus faibles peuvent aider les plus forts.
- Il vaut mieux être petit que grand.
- Les petits doivent toujours obéir aux grands.
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Réponse : Même les plus faibles peuvent aider les plus forts.
Le lion, pourtant le plus fort, est sauvé par un rat. La fable montre que personne n’est trop petit pour rendre service.
Le Lion et le Rat
Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi. De cette vérité deux fables feront foi ; Tant la chose en preuves abonde. Entre les pattes d’un lion Un rat sortit de terre assez à l’étourdie. Le roi des animaux, en cette occasion, Montra ce qu’il était, et lui donna la vie. Ce bienfait ne fut pas perdu. Quelqu’un aurait-il jamais cru Qu’un lion d’un rat eût affaire ? Cependant il advint qu’au sortir des forêts Ce lion fut pris dans des rets, Dont ses rugissements ne le purent défaire. Sire rat accourut, et fit tant par ses dents Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage. Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.
Jean de La Fontaine, « Le Lion et le Rat », Fables, livre II (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Comment le rat délivre-t-il le lion ?
- Il rugit pour faire fuir les chasseurs.
- Il soulève le filet de toutes ses forces.
- Il appelle à l’aide tous les autres animaux de la forêt.
- Il ronge une maille du filet avec ses dents.
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Réponse : Il ronge une maille du filet avec ses dents.
Le lion est pris « dans des rets », c’est-à-dire dans un filet. Le rat « fit tant par ses dents qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage ».
Le Laboureur et ses Enfants
Travaillez, prenez de la peine : C’est le fonds qui manque le moins. Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage Que nous ont laissé nos parents : Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût : Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse. Le père mort, les fils vous retournent le champ, De çà, de là, partout ; si bien qu’au bout de l’an Il en rapporta davantage. D’argent, point de caché. Mais le père fut sage De leur montrer, avant sa mort, Que le travail est un trésor.
Jean de La Fontaine, « Le Laboureur et ses Enfants », Fables, livre V (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Quel est le vrai trésor dont parle le père ?
- Le travail
- La maison de famille
- L’amitié entre les frères
- Une bourse cachée dans le champ
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Réponse : Le travail
Le dernier vers le dit : « le travail est un trésor ». Le père a trouvé une ruse pour que ses fils travaillent la terre et s’enrichissent grâce à elle.
Le Corbeau et le Renard
Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître renard, par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Hé ! bonjour, monsieur du corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. À ces mots le corbeau ne se sent pas de joie ; Et, pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le renard s’en saisit, et dit : Mon bon monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. Le corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », Fables, livre I (1668), éd. Bernardin-Béchet, 1874 Quelle leçon cette fable donne-t-elle ?
- Il faut se méfier de ceux qui nous flattent.
- Il faut toujours partager sa nourriture.
- Il vaut mieux être un renard qu’un corbeau.
- Il ne faut jamais chanter en public.
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Réponse : Il faut se méfier de ceux qui nous flattent.
Le renard le dit lui-même : « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». Celui qui flatte veut souvent obtenir quelque chose.
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